Adieu Poulet – Duo de flics version 1970

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Adieu Poulet de Pierre Granier- Deferre, 1975

 

Rouen, 1975. En pleine période électorale, les hommes de mains d’un des candidats abattent un colleur d’affiches de son rival politique et flinguent au passage le policier qui tente de s’interposer. Les malfrats sont cependant mal tombés. L’homme qu’ils viennent de descendre fait partie de la brigade du Commissaire Verjeat (incarné par Lino Ventura); il a de plus reconnu son assassin et a eu le temps de révéler son nom à ses collègues avant de mourir. C’est ainsi que débute la croisade dans laquelle le commissaire Verjeat et son acolyte l’inspecteur Lefèvre vont se lancer. Deux good cops un peu rebelles contre un abject politicien, voilà qui promet!

Car Adieu Poulet est bel et bien une histoire de flics, une histoire qui se déroule dans une ambiance fleurant bon les débuts du rasoir jetable, les cols pelles à tarte ou encore Valéry Giscard d’Estaing ; bref les années 1970 made in France. Et tous les policiers que l’on croise dans le film sont on ne peut plus 70s, tout particulièrement le duo de tête Lino Ventura/Patrick Dewaere, flics à la tête dure mais au cœur juste.

A eux deux, ils forment la fine équipe du commissariat de Rouen. Verjeat c’est Ventura : il est charismatique, tenace, droit. Son coéquipier ne saurait être mieux trouvé: plus jeune et donc plus fou, plus survolté, Dewaere est impressionnant en faux cynique revenu de tout. Il dépoussière le rôle du coéquipier et lui donne un intérêt autre que simple faire valoir. On est loin du cliché good cop/bad cop avec ces deux là. Leurs échanges sont rafraichissants grâce à des dialogues ciselés, faits entre autres de quelques punchlines comme seuls ces deux acteurs savent les délivrer. Le commissaire s’avère plus rebelle que son jeune comparse, se jouant de ceux qui pensent (sottement) se jouer de lui. L’électron libre Lefèvre aime quant à lui bouger, gueuler, raler; il ne semble guère croire aux valeurs que défend son ainé.

Des valeurs, oui, car c’est bien de cela qu’il s’agit! Certes, Verjeant est colérique et n’en fait qu’à sa tête. Oui, Lefèvre est fatiguant, il semble contre toute idée d’ordre. Mais au final, ce qui compte, c’est que ce sont des bons, des gentils, des vrais. Du genre de ceux qui défendent l’honnêteté envers et contre tout, contre tout bon sens, quitte à y jouer leur carrière. Ceux qui plaideront toujours pour la veuve et l’orphelin. Le fleuron de notre police nationale en somme, des flics comme on n’en fait plus!

Pour l’amour de Patrick, et des poissons.

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