Dominicalement Vôtre – Basic Instinct

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Paul Verhoeven, 1992

 

 

 

Diffusion dimanche 31 juillet, 20h50, Arte

 

 

Nous qui pensions être abandonné de tous, particulièrement par notre petite boîte carrée, l’intensité de la surprise fut monumentale lorsque notre propre hurlement de joie nous fit sursauter. Le fredonnement de « chaud chaud cacao » vint emplirent la pièce tandis que nous nous apprêtions à exécuter la danse du pic à glace… Pourquoi ? Mais tout simplement car Arte vous propose un rendez-vous sanglant et caliente que vous ne pouvez pas manquer : Basic Instinct pour célébrer le dernier jour du mois de juillet.

Nick Curran (Michael Douglas) est un policier de San Francisco au trouble passé. Alors qu’il enquête sur la mort d’un dénommé Johnny Boz, sa route rencontre celle de Catherine Tramell (Sharon Stone), une riche romancière pleine de qualités et de défauts, dont celui d’être soupçonnée du meurtre de son amant, assassiné selon le même mode opératoire décrit dans son livre. Tandis que l’étau se resserre autour de la jeune femme, le policier tombe sous son charme et retrouve peu à peu ses sales manies. Capable de tout pour (re)fumer, (re)boire, copuler mais surtout percer le mystère qui entoure Catherine, Nick va constater que les morts ne se contentent pas que de jalonner les chemins du passé…

Joignons nos mains et rendons grâce au directeur de la programmation d’Arte pour ce cadeau exceptionnel et salvateur pour notre été télévisuel!

Basic Instinct est un film dont la sulfureuse et intelligente réputation n’est plus à faire. Avec le scénariste de Flashdance aux manettes (oui oui oui), et notre Paulo derrière la caméra, ce film culte ne connaît pas le concept du poids des années qui passent. Aussi divertissant qu’intéressant, Basic Instinct appartient à la catégorie ultra select des films à fort potentiel dominicaux sur lesquels on pourrait écrire trois cent cinquante pages de mémoire.

Présentant une histoire policière ultra bien ficelée avec un scénario et des dialogues calibrés ne cessant de faire rebondir et évoluer le récit, Basic Instinct est avant tout un thriller de grande qualité. Le spectateur, haletant jusqu’au dernier moment, reste littéralement vissé à son canapé (bien que le dit-spectateur l’ai déjà vu moult fois), heureuse victime de ce jeu de manipulation infernale. Car si le film est surtout connu comme celui qui a lancé le genre du thriller érotique, n’oublions pas que sa grande force est d’être un excellent thriller psychologique. Régit par les commandements « tu manipuleras », « tu influenceras » et « tu domineras ou dominé tu seras », ces deux heures vu au travers des yeux de Nick/Michael font du spectateur le jouet de l’infortune, abusé et dupé comme le policier devenant, presque, un homme sous influence (avis à tout ceux qui souhaitent arrêter de boire ou de fumer : ce film peut être très dangereux pour la santé). Ce jeu de domination, où les rôles s’inversent et se confondent, trouve un équilibre parfait grâce à cette égalité dans la perdition de la vérité noyé cet univers de dissimulation et de travestissement de la réalité.

Mais ce n’est pas tout. La réussite du film repose bien évidemment sur les épaules de la douce Sharon, incarnant superbement la blanche mante religieuse sans culotte, et de Michael, qui, avec son regarde de pivert furieux, paraît être né pour jouer ce rôle de policier border line qui aime quand les choses prennent un tournant olé-olé. La cohésion entre ces deux acteurs ne paraît même pas dirigée tant elle à l’air naturelle. Les deux comédiens font de ces personnages qui ne cessent de se confronter et d’échanger leur position une réalité devenue mythique.

Ainsi, si vous souhaitez passer une EXCELLENTE soirée et replonger dans l’excentricité des années 90 (nous vous invitons à réétudier la chorégraphie de Roxie en boîte de nuit), enfiler votre peignoir blanc, munissez-vous de votre pic à glace et branchez vous sur Arte.

 

 

 

 

Crédits images: gentside.com (couverture) – allocine.fr – theplace2.ru

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  8 comments for “Dominicalement Vôtre – Basic Instinct

  1. 5 septembre 2016 at 17 h 53 min

    C’est encore passé en juillet? Ce film est un mystère pour moi. Je l’avais chronique, et j’avoue que, euh… c’est Dorothy Malone qui m’a marquée. Et comment deux femmes peuvent-elles se battre pour Michael Douglas, laid comme un poux? comprend pas.

    • Z.
      7 septembre 2016 at 10 h 34 min

      Alors là ne me demande pas! Je n’ai jamais mais alors JAMAIS compris toute cette folie autour de Michael Douglas. Mais cet homme ressemble à une grenouille mécontente ET dangereuse. Bien que je l’apprécie dans le film et dans d’autres aussi, je ne suis pas super fan de son jeu d’acteur non plus.

  2. 5 août 2016 at 15 h 30 min

    Je l’ai découvert assez récemment, j’avais peur d’être déçue par rapport à sa réputation et finalement j’ai été surprise de la qualité du film. En fait, on sait dès le début l’identité du tueur mais Verhoeven parvient à nous foutre le doute jusqu’au bout. Surtout rien de gratuit étonnamment sur la dimension sexuelle, au contraire!

    • Z.
      9 août 2016 at 9 h 34 min

      Ah mais absolument! Je ne suis pas du tout du tout fan des sexy séquences en générale, car elle sont justement majoritairement gratuites, mais dans ce film elles prennent une tout autre dimension. Et ça! Dieu que c’est rare.

  3. 1 août 2016 at 14 h 08 min

    J’avoue, je n’ai jamais accroché à ce film. Après j’ai un truc bizarre, une sorte de réaction de révulsion quand je vois Michael Douglas, je sais même pas pourquoi, parce qu’objectivement c’est plutôt un bon acteur, mais c’est comme ça, il me donne la nausée. Alors le voir s’ébattre avec la jolie Sharon, c’est plus fort que moi, j’arrive pas…

    • Z.
      3 août 2016 at 10 h 58 min

      Je comprend très bien ta douglas’s repulsion. Je t’avoue que je ne suis pas du tout fan de l’acteur, certes il n’est pas mauvais, mais je ne sais pas… Le baromètre du ressenti reste en dessous de zéro à chaque fois qu’il fait une apparition.

  4. 1 août 2016 at 10 h 35 min

    C’est fou mais je n’ai jamais regardé ce film… C’est pas faute d’en avoir entendu parler ou vu des extraits (parce qu’apparemment, la légende de Sharon Stone se base quand même sur une scène de 5 secondes où elle écarte les cuisses)(#Gégeay), mais curieusement, j’ai jamais tenté le visionnage.
    Cela dit, merci pour la remarque concernant le faciès de pivert. Je me disais bien qu’il ressemblait à un oiseau, style Woody Wood Pecker, mais impossible de me rappeler la race (ça se dit, race, pour un oiseau ?) !! ! Ça m’a bien fait rire d’ailleurs 😀

    • Z.
      3 août 2016 at 10 h 56 min

      Hahaha, je suis ravie que la ressemblance avec le pivert t’ai fait rire.
      Je ne peux que te conseiller vivement ce film, parce qu’à part les minces cuissots de Shasha, il y a pleins de bonnes choses! Le film est vraiment prenant et en bonus il y a pleins de petites musique « aieaie stress stress » trésor des années 90.

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