Dominicalement Vôtre – Dans la brume électrique

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Bertrand Tavernier – 2009

 

 

 

 

Diffusion dimanche 9 octobre, 20h45, Arte

 

« Now when I was just a little boy standin’ to my Daddy’s knee
My Poppa said son don’t let the man get you do what he done to me
‘Cause he’ll get you ’cause he’ll get you now now. »

Si nous invoquons les douces paroles du on ne peut plus doux Born on the Bayou des on ne peut plus talentueux Creedence Clearwater Revival, c’est tout simplement car vous avez rendez-vous avec Tommy Lee Jones, et, le bayou.

Rien ne va plus dans la petite ville de New Iberia. La cité louisiannienne se voit confronté au meurtre sauvage d’une prostituée de dix-neuf ans et à un serial killer notoire. Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones), inspecteur de police et ex-alcoolique luttant contre son addiction à coup de Dr.Pepper, est chargé d’investiguer. Mais ce qui devait être une simple et macabre enquête se transforme en un rendez-vous avec une sombre histoire du passé agrémentée d’altercations avec la mafia locale et de discussions avec une star hollywoodienne et d’un général de la guerre de Sécession…

Avec son adaptation du roman de James Lee Burke (Dans la brume électrique avec les morts confédérés), notre Bertrand tricolore nous offre un conte du bayou dans les règles de l’art. La langueur de la vie aux alentours des marécages est contagieuse et le spectateur se laisse vite embarquer dans cette histoire aux mille facettes. La mise en place du récit et des personnages est aussi immédiate que réussie et c’est sans opposition que l’on se laisse bercer par l’engourdissement latent.

Tavernier mêle film d’ambiance et thriller avec brio en s’appuyant sur un rythme lent pour développer l’histoire policière mais aussi celle de ses protagonistes. La vie et l’enquête se partagent également l’écran. Chacun des pans du récit nourrit la narration principale et c’est avec l’équilibre du funambule que ces deux heures progressent sur le fil d’un suspens alanguissant. S’appuyant sur la voix-off, le réalisateur donne à ce long-métrage des teintes de film noir et obtient là encore l’effet escompté : un conte cruel et onirique, où réalité et surréalisme se mélangent dans une atmosphère aussi morbide que mélancolique.

Mais si ce film peut revendiquer le statut de petite pépite, c’est parce qu’il est touché par la grâce de la Sainte Trinité cinématographique : mise-en-scène, scénario, interprétation. En effet, ce récit étrangement séduisant à l’avantage d’être incarné par un casting comptant les plus grands. Avec un Tommy Lee Jones au summum de son impassibilité, un John Goodman parfait dans la vulgarité et un bastion d’acteurs au top niveau, le film puise sa matière et développe une aura particulière.

En conclusion, nous vous conseillons avec ardeur de vous laissez happer par cette enquête du bayou, capable de vous offrir ce que la Louisiane à de plus terrible et de plus beaux.

Alors n’hésitez plus et osez passer une soirée crimes et pêche.

Crédits images: goodbyepicardie.wordpress.com (couverture) – toutlecine.challenges.com – next.liberation.fr

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  2 comments for “Dominicalement Vôtre – Dans la brume électrique

  1. 10 octobre 2016 at 8 h 09 min

    Je ne l’ai pas encore vu celui-là, dis donc… Pourtant, je n’en ai entendu que du bien. Et puis l’ambiance du bayou, quoi que plus suffoquant et de plus glauque pour une histoire de meurtre hein ? (True Detective, suivez mon doigt)

    • Z.
      11 octobre 2016 at 10 h 06 min

      À mon avis tu ne regretteras pas l’expérience et conquise tu seras. Je te promets que Tommy Lee dans le bayou c’est un peu a dream come true.

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