Dominicalement Vôtre – Jeux de pouvoir

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Kevin Macdonald – 2009

 

 

 

Diffusion dimanche 2 octobre, 20h55, France 2

 

 

Mauvaise nouvelle pour ceux qui voulaient se la couler douce devant la télé. Bizard Bizard vous lance un challenge du dimanche soir et vous propose de tester vos capacités de concentration en regardant Jeux de pouvoir.

Si le défi est accepté, il vous faudra alors dire adieu à votre téléphone pour la soirée et trouver en vous la force, l’attention et le courage du champion (dominicale).

Alors qu’il préside le comité chargé de superviser les dépenses de la Défense, le congressman Stephen Collins (Ben Affleck), est loin de se douter que la chance va tourner. Et pourtant. Le meurtre de son assistante va créer un scandale sans nom, révélant plus d’un bon nombre de secrets. Cal McAffrey (Russel Crowe), journaliste et ami de l’homme d’État, décidé à aider et à écrire un super papier commence à enquêter avec une de ses jeunes collègues (Rachel McAdams). Cette sombre affaire va mener tout ce petit monde sur la dangereuse route du complot politique…

Adapté de la série anglaise éponyme, Jeux de pouvoir est un excellent film du dimanche soir et pourra vous offrir la touche d’animation qui manquait à votre soirée. Du complot, du (gros) casting, du costard, des conspirations et une bonne histoire : vous l’aurez compris, ce film n’appartient pas à la catégorie « je vais surveiller la soupe sans mettre sur pause ».

Ayant fait ses armes dans le documentaire de la manière la plus brillante qui soit (Oscar du meilleur film documentaire pour Un Jour en Septembre), Kevin Macdonald est un homme qui aime la réalité et l’investigation. Avec ces deux heures de fiction, le réalisateur britannique s’en donne à cœur joie et choisit de mettre l’emphase, non pas sur les personnages, mais sur cette enquête aussi rebondissante que le trampoline des Jeux Olympique. Avec une révélation toutes les cinq minutes, cette affaire ne cesse d’évoluer et n’offre pas une minute de répit. Alliant le geste à la parole, le rythme est d’un dynamisme échevelé et les plans s’enchaînent au point que la caméra hyperactive en perd presque haleine (conseil d’ami : préférez un plat préparé ou commandé, vous ne pourrez vraiment pas faire la cuisine ce soir).

Mais, s’inscrivant parfaitement dans le genre auquel il appartient, le film n’a pas su contourner les défauts classiques que l’on retrouve chez beaucoup de ses collègues. En présentant sommairement les personnages, l’enquête se met rapidement, presque brusquement, en place faisant de la première partie du film un méli-mélo où seul une extrême concentration peut permettre de rentrer dans l’histoire. Sans que l’on parle d’incompréhension, car le scénario a le mérite d’être très clair, le manque d’empathie pour les protagonistes empêche le spectateur de plonger à pieds joints dans le récit – particulièrement pour les non-adorateur du style Washington D.C, comprenez par là le complot politique où costumes et pantalons mal coupés se font la guerre sur moquette clair et couleurs sombres.

Si les débuts peuvent êtres difficiles, sachez que la deuxième partie offre quarante cinq dernières minutes plus réjouissantes les unes que les autres. À force d’efforts et d’attention, l’observateur prend progressivement mesure de toute l’affaire et pénètre complètement dans l’histoire. Ce petit twist permet d’ENFIN apprécier la dream team composée de : Maximus-Russel Decimus-Crowe, qui a troqué raisin et baston pour junk food et investigation, Rachel McAdams en bébé Spotlight, Ben Affleck plus Bruce Wayne que Batman et la douce Robin Wright plus candide que madame Underwood. La longue mise en place, auquel on peut reprocher le manque d’un petit je ne sais quoi de cool, se voit finalement pardonnée par une fin parfaitement orchestrée où chaque chose est à sa place et chaque acteur à son poste.

Malgré que le film n’offre pas des choses scénaristiquement extraordinaires, Jeux de Pouvoir est loin d’être regrettable à voir et confirme le précieux adage « tout vient à point à qui sait attendre ».

Alors si vous souhaitez vous prouvez que la force (de l’écolier attentif ) est toujours en vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Crédits images: moustique.be (couverture) – hbo.com – aceshowbiz.com – altfg.com

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  8 comments for “Dominicalement Vôtre – Jeux de pouvoir

  1. 12 octobre 2016 at 17 h 26 min

    Oh pétard, j’adore ce film. Il est d’une intelligence incroyable, il ne prend pas ses spectateurs pour des benêts finis, il a des dehors classiques mais une construction originale. Tout ce que j’aime. Du coup, j’ai vachement envie de le revoir. Et non, ça n’a absolument rien à voir avec le fait que Russel Crowe n’a jamais été aussi (étrangement) sexy

    • Z.
      12 octobre 2016 at 23 h 11 min

      Tu mets le doigt dessus, c’est tout à fait ça: un film qui ne prend pas ses spectateurs pour des benêts finis. Vraiment quand on s’accroche un peu ça vaut vraiment le coup d’oeil.
      Quant à cet affaire de sexytude Russel Crowe dans le film j’aimerai que tu m’exposes dans le détail ton point de vue… Hahahahaha!

      • 13 octobre 2016 at 16 h 17 min

        Je peux pas te l’expliquer (d’où l’étrangement). Russel Crowe ne m’a jamais fait aucun effet, mais dans ce film, je sais pas si c’est son côté Lebowsky ou l’intégrité du personnage, je le trouve super graou

        • Z.
          17 octobre 2016 at 13 h 57 min

          hahahahahaha! « super garou », une expression qui vaut de l’or!

  2. 2 octobre 2016 at 15 h 23 min

    Un dimanche soir ? C’est rude !
    Mais ce film est depuis trop longtemps dans mes films à voir !
    Alors c’est la chronique qui tombe à pic et ça sera un dimanche studieux pour ma part !
    Merci pour cette chronique
    Et bon dimanche / film à toi !

    • Z.
      2 octobre 2016 at 19 h 17 min

      Je suis ravie et j’applaudis ta motivation dominicale!
      Vraiment je n’étais pas tout à fait convaincue au début, et puis finalement ce film vaut vraiment la peine de s’y intéresser;

  3. 2 octobre 2016 at 12 h 24 min

    « My name is Maximus Decimus Meridius, commander of the Armies of the North, General of the Felix Legions, loyal servant to the true emperor, Marcus Aurelius. Father to a murdered son, husband to a murdered wife. And I will have my vengeance, in this life or the next. »

    Oui, non pour moi, Russel Crowe, ce sera éternellement « le général devenu esclave, l’esclave devenu gladiateur et le gladiateur qui défia un empereur ».

    (à réciter avec la main droite sur le cœur, le regard pointé sur l’horizon et les yeux légèrement humides)

    • Z.
      2 octobre 2016 at 12 h 31 min

      JE DIS BRAVO!
      Bravo pour cette récitation parfaite du message de notre dieu à tous.
      Sache que je suis dans le même cas que toi, et que pour moi Russel c’est avant tout Maximus. Il restera indissociable de ce personnage, parce qu’il l’est!

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