Gladiator – Force et honneur, tout simplement

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Gladiator, Ridley Scott, 2000

 

 

« Maximus ! Maximus ! Maximus !… » À la seule évocation de ce nom vos poils se hérissent, votre respiration s’accélère, votre cœur s’emballe… et c’est normal ! Gladiator, ou l’histoire d’un homme, un vrai : beau, peut-être pas très grand mais fier et vaillant. Un coeur pur enfermé dans une montagne de muscles ; impitoyable mais généreux, fort mais intelligent. Un homme capable de montrer la même dextérité à trancher des têtes qu’à aimer son prochain. Bref, le héros par excellence avec tout ce qu’il faut là où il faut, aimé, respecté mais surtout adulé.

Seulement voilà. Pour atteindre le statut du héros plus que parfait force est de constater qu’il faut sacrément en chier tout en gardant un mental d’acier. Maximus n’est pas qui veut et c’est ce que nous allons vous prouver.

Chapitre I

  1. La Mère Theresa du champ de bataille.

Habité par le génie de la guerre, maniant le glaive comme personne, excellent dans l’art de la stratégie et adoré par ses hommes. Aussi soucieux de détruire l’ennemi que de la santé de ses hommes, Maximus était un général de l’armée romaine déjà pas comme les autres. Pourtant, la gloire ne l’intéresse pas. Ce guerrier hors pair est un homme simple qui n’aspire qu’à retrouver sa famille et son logis pour moissonner ses champs en écoutant le chant des cigales et en mangeant des olives. Mais la vie en a décidé autrement. L’empereur Marc Aurèle, fan numéro 1 du général et le considérant comme un fils, lui demande d’être son successeur, au détriment de son véritable fils, Commode.

  1. La trahison.

Commode a plus que du mal à avaler la pilule. Après une terrible dispute où l’empereur délire sur des théories à la Françoise Dolto et où l’on comprend ce qu’on été les relations père-fils (le constat étant que Commode est bon pour 25 ans de thérapie vu l’estime que son papa a de lui), le fiston assassine son père en l’étouffant lors d’un câlin trop violent. Fort de ce parricide, le nouvel empereur décide que Maximus et sa famille subiront le même sort (histoire d’être secur jusqu’au bout). Alors que le général est emmené dans les bois afin que la vie lui soit ôtée, il réussit par un tour de passe passse sanglant à se sortir de ce mauvais pas.

  1. Le deuil.

Ne pensant plus qu’à sauver sa famille, le général déchu galope plus vite que le vent, en vain. C’est brûlés et crucifiés qu’il retrouve sa femme et son fils au milieu des champs d’oliviers.

 

Chapitre II

  1. la rencontre.

Alors qu’il est au bout du roul, Maximus, qui attendait patiemment la mort au pied de feu sa famille, atterrit dans une charrette avec d’autres hommes et apprend qu’il est désormais esclave. Arrivé dans un petit bourg il rencontre un homme qui aime s’éventer avec un plumeau répondant au nom de Proximo. Le monsieur en question achète l’ex général et quelques hommes pour en faire des gladiateurs (la misère n’a pas de fin).

  1. Faite l’amour, pas la guerre.

Maximus n’étant pas super emballé par sa nouvelle carrière, usé et fatigué par la vie, refuse de se battre, dans un premier temps. Seulement une fois arrivé dans l’arène, constatant que les hommes meurent autour de lui (dont celui qui utilisait le gel vivel dop fixation extrême) son instinct de guerrier extraordinaire refait surface et c’est une dérouillée magistrale qu’il administre à ses adversaires.

  1. L’Espagnol.

Après de multiples combats gladiatoresquement victorieux, Maximus le humble est bien obliger de constater que la baston c’est son dada. C’est ainsi que bien malgré lui il renoue avec les feux de la rampe et se fait désormais appelé L’Espagnol (sans vraiment savoir pourquoi). Sachant qu’il n’y a plus qu’en mourant qu’il retrouvera sa famille, c’est avec l’énergie du désespoir que l’ex général va faire tâter de son glaive à qui voudra.

Chapitre III.

  1. Les retrouvailles.

Afin de « rendre hommage » à son père, Commode le meurtrier amoral organise des jeux à Rome où sont invités toutes les « écuries » de gladiateurs. Proximo l’homme au plumeau amène toute sa clique en espérant être couvert d’or et d’honneur. Mené par Maximus le stratège guerrier, les gladiateurs de Proxi casse la baraque lors de leur premier combat. À tel point que Commode tient à descendre dans l’arène pour faire la connaissance de celui qu’on appelle L’Espagnol. Le général déchu refusant d’abord de décliner son identité s’y retrouve forcé par l’insistance impérieuse du parricide. Et quelle ne fut pas la (très désagréable) surprise de Commode lorsqu’il comprend que l’Espagnol n’est autre que « Maximus Decimus Meridius, père d’un fils assassiné, mari d’une femme assassinée »…

  1. La vengeance ratée.

Fort de sa nouvelle réputation, prenant toujours aussi soin de ses hommes et se faisant appelé de nouveau général, Maximus est bien décidé à se venger. Il retrouve Lucilla, la sœur de Commode et accessoirement son amour de CP, qui souhaite la chute de son frère et le rétablissement de la république à Rome. Après moult manigances avec le sénateur Gracchus un coup d’état est mis au programme. Mais c’était sans compter sur la perfide paranoïa du terrible empereur qui découvre le pot aux roses et fait capoter le plan. Maximus voit alors pas mal de ses collègues périrent, dont Proxi et son ex fidèle serviteur balafré, et se retrouve encore une fois face à son funeste destin (sans fin).

  1. Le combat final.

Commode, rongé par la méchanceté et la jalousie décide qu’il est temps que son ennemi mortel (pensant naïvement qu’ainsi il pourra échapper à sa thérapie et recouvrer de la street credibility). Il organise donc un combat entre sa propre personne et Maximus. Mais le vil personnage terrifié à l’idée de se faire coiffé au poteau opte pour une solution aussi lâche qu’inefficace en donnant un coup de couteau mortel au fier gladiateur avant le début du combat. Maximus, qui n’en ai plus à ça près des coups tordus, pénètre avec FORCE ET HONNEUR (TOUJOURS) dans l’arène en se vidant de son sang. Malgré sa vilaine blessure il explose le salopard d’empereur de bassecour en lui offrant le voyage final qui l’emmènera vers l’au delà. Ayant désormais accompli sa mission terrestre, c’est dignement et toujours le cœur sur la main que l’ex général devenu gladiateur expire son dernier souffle et retrouve sa famille à l’ombre des oliviers du paradis.

Après ce récapitulatif des étapes qui jalonnent la vie d’un héros, nous pouvons affirmer que sauf si vous êtes passé de général à esclave, d’esclave à gladiateur, que vous avez connu drame sur drame (et sur drame) tout en l’ayant vécu avec dignité, abnégation mais surtout avec force et honneur ; Maximus n’est vraiment pas qui veut.

C’est qui le BG??

Crédits images: sky.com, toutlecine.challenges.fr

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  4 comments for “Gladiator – Force et honneur, tout simplement

  1. 14 septembre 2015 at 13 h 37 min

    J’ai une obsession fanatique pour ce film, je crois que j’ai même rayé mon DVD à force de le regarder en boucle. Ce film est tellement parfait que j’ai la chair de poule dès que j’entends trois notes de la bande originale. Et moi aussi, j’adore les scènes violentes et un peu sanguinolentes (cf. les gens qui se font couper en deux par leur propre char). C’est un peu le meilleur de ses rôles, à Russel Crowe. Juste parfait ♥

    Pendant des vacances en Toscane, j’suis même allée en pèlerinage jusqu’à sa maison (oui, elle est existe en vrai, avec les champs de blés tout partout autour et la grande allée de cyprès pour arriver jusqu’à l’entrée). Bon, c’est un domaine privé donc on n’a pas le droit d’y rentrer, MAIS QUAND MÊME QUOI. Et j’ai aussi foulé le sol de la première arène où il combat lui-même (sa rencontre avec Proximo) au Maroc. Le site est absolument magnifique, d’ailleurs (ça fait un peu bizarre de voir tout ça en « vrai »).

    • Z.
      14 septembre 2015 at 13 h 46 min

      Oooooooh mais t’as tellement de la chance d’avoir pu voir ça! Mais c’est tellement tellement bien! Mon pèlerinage Gladiator a commencé et c’est arrêté devant le Colisée, mais, j’ai sérieusement chuchoter Maximus Maximus Maximus pendant que je faisais la queue pour rentrer. Du coup tu m’as trop motivé pour me rendre en Toscane, qui désormais est devenue la vraie terre sainte pour moi.

  2. Z.
    24 août 2015 at 14 h 00 min

    Merci!
    Je pense que l’hémoglobine est un peu un aimant qui sert à rassembler les foules, à divertir un peu plus le spectateur, certainement au même titre que ceux qui assistaient au spectacle de gladiateurs dans l’arène. C’est vrai que Ben-Hur (j’aime tellement ce film aussi) n’en a même pas eu besoin, il a déjà tout ce qu’il faut:).
    Malgré tout je dois quand même avouer que je suis un peu une fan des scènes sanglantes…

  3. 23 août 2015 at 15 h 13 min

    Bon découpage… en revanche, les scènes dégoulinantes d’hémoglobines m’ont moyennement plu. Je préfère les péplum old-fashioned. Ben-Hur, ça c’est le summum du genre.

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