Freddy : les griffes de la nuit – Le coupe ongle manquant

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Freddy : les griffes de la nuit, Wes Craven, 1984

 

 

Ah Freddy ! Le sacro saint patron des cauchemars. Celui qu’on connaît comme le plus fidèle et le plus détesté des habitants de Elm Street. Un homme qui a su bâtir sa réputation à la seule force de ses ongles pointus et de sa marinière. Mais surtout, un grand passionné de chapeau et de chaufferie, qui viendra hanter les rêves des adolescents américains durant plus de dix ans.

Tout ceci est de notoriété publique et ne représente pourtant que la partie visible de l’iceberg, car au fond, Freddy, c’est juste un petit gars pas très beau qui veut simplement se faire des amis.

En effet, comme la plus part de ses collègues terrifiants, Freddy recherche avant tout le contact humain. Seulement voilà, les pôles communication et marketing de son cerveau étant en grève, toutes ses actions s’avèrent basculer dans une excessivité totale et se retrouvent donc mal comprises.

Commençons d’abord par rappeler que Freddy n’est vraiment pas gâté par la nature. Ce visage, peu enclin à plaire, handicape déjà beaucoup sa quête amicale. Mais le vrai problème réside dans le fait qu’il ne sait absolument pas s’y prendre pour rendre agréable ce physique difficile. Alors qu’il devrait tout faire pour se rendre présentable, Freddy refuse toute forme de propreté et apparaît ainsi comme un vilain crasseux fuyant les cabines de douche et les machines à laver, tel le vampire fuyant l’ail et le soleil.

Abordons maintenant le problème de la communication. Pour apprendre à connaître les gens, le bonhomme ne trouve rien de mieux à faire que de poursuivre les jeunes adolescents dans leurs rêves en susurrant leur prénom et en s’esclaffant de manière peu rassurante. Cette intrusion dans l’intimité des autres est évidemment une très mauvaise méthode pour celui qui cherche à se sociabiliser. Malheureusement pour lui, Freddy n’a jamais compris le concept de montrer patte blanche et continuera à s’imposer de plus en plus brutalement. Comme si tout cela ne suffisait pas, il a aussi une très mauvaise appréhension de ce que l’on appel « avoir des points communs ». En plus de faire peur et de ne pas savoir discuter tranquillement avec les autres, l’homme à la marinière a une manière bien particulière de courir. Constatant que TOUS les jeunes de Elm Street courent aussi bizarrement que lui, il est persuadé que ce « point commun » sera le ciment d’une grande et belle amitié. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’aura de cesse de les poursuivre.

 

Tout cela nous amène à parler du principal souci dans la vie de Freddy : comment trouver une petite amie.

Vous devez vous en doutez, ce n’est pas une mince affaire lorsque l’on ne sait pas prendre soin de soi et que l’on a de sévères problèmes de communication. C’est dans la phase de séduction que l’on peut se rendre compte de l’ampleur des dégâts causés par la grève dans le cerveau de l’homme à chapeau. Pour conquérir le cœur d’une jeune demoiselle il se met à lui courir après et tente de lui sauter dessus. Voyant que cela ne fonctionne pas et se rendant compte que sa main aux ongles crochus est peut être une source de problème il se coupe un doigt pour impressionner la jeune fille. Evidemment là encore cette technique ne lui apporte pas le résultat escompté. Il décide alors de s’ouvrir le torse pour prouver qu’il est prêt à tout. Mais face au refus évident de la belle adolescente, Freddy ne tient plus et la tue.

Il n’aurait pourtant fallu qu’un malheureux coupe ongle, une bonne douche et une petite reconstruction faciale pour faire de Freddy un homme sans soucis et plein d’amis.

Ne vous avisez cependant pas de refuser son amitié, car voilà ce qui arrive lorsque Freddy est contrarié.

crédits images: melty.fr, cinechange.com

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  2 comments for “Freddy : les griffes de la nuit – Le coupe ongle manquant

  1. Z.
    22 avril 2015 at 22 h 34 min

    C’est vrai qu’on pourrait aussi appeler Freddy l’incompris, Freddy l’insoumis!

  2. Loris
    18 avril 2015 at 9 h 08 min

    Et Freddy ne s’arrête pas là, il continue pendant au moins quinze films à ne pas se faire comprendre!!! Pauvre homme incompris pendant des décennies, on n’aimerait pas être à sa place (mais au moins nous, on sait se servir d’un coupe-ongle, tout est dans le détail après tout)!!

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