Sex And The City – Les Sentiers de la Dépression

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Sex And The City, saison 6, episodes 19 et 20 « An American girl in Paris »

Après six saisons de Sex And The City New Yorkais et six années passées à rêver d’aller à Paris, Carrie Bradshaw est venue ! Mais elle n’a pas vaincue.

En effet, la chroniqueuse américaine, au temps pour moi « New Yorker » comme elle aime le préciser, a décidé de suivre son cher et tendre, Alexandr Petrovsky à Paris. Au vu des deux derniers épisodes de la série qui s’y déroulent, force est  de constater qu’elle n’aurait pas dû, vraiment pas dû.

« Oh… You don’t speak french.. » sourire méprisant et ton faussement condescendant, Cécile Cassel (fille d’Alexandr Petrovsky dans la série) donne la couleur du séjour. En bonne parisienne qu’elle est, elle ira même jusqu’à ajouter que la Tour Eiffel est hideuse. La douce miss Bradshaw aurait dû entendre ce perfide avertissement et prendre ses jambes à son cou. Mais elle ne l’a pas fait et les parisiens se chargeront de lui faire payer cher  sa naïveté ! Oubliez la ville lumière, oubliez la ville des amoureux, nous sommes à Paris, la ville de la errance et de la dépression, peuplé de vils intrigants imbus d’eux même.

Il est vrai que la série ne rend pas vraiment honneur au peuple de Paris, chose qu’on pourrait comprendre néanmoins, surtout s’il on se place du côté des joyeux et innocents américains. Il est tout de même bon de souligner qu’on emploi de manière légèrement abusive notre réputation afin de nous donner le mauvais rôle. Par exemple, alors que Carrie s’adonne à sa passion favorite, l’errance dans les beaux quartiers de Paris (si c’est pour voir Porte de la Chapelle ou Barbès je vous arrête tout de suite, vous n’allez admirer d’autres lieux que ceux qui se trouvent sur la Rive Gauche), elle s’arrête devant un café. A l’intérieur, quatre jeune femmes rient et discutent autour d’un verre, la pauvre Carrie les observe, le cœur plein de tristesse en pensant à ses trois amies restées à New York. Brusquement les quatre filles arrêtent de parler et regardent soupçonneusement la nostalgique américaine. Ici les parisiens sont présentés de manière hostile alors qu’au fond il n’en est rien ! Il est tout à fait normal de regarder de façon peu rassurée quelqu’un qui vous observe d’un air de chien battu coiffé d’un bonnet monstrueux. Ou encore, lors d’une autre de ses funestes errances, elle croise une petite fille sur les épaules de son père. La triste new yorkaise lui fait alors un sourire, et pour toute réponse, en passant à côté d’elle, l’enfant lui tape violemment sur la tête et se retourne pour lui tirer la langue. Là encore il s’agit d’un acte de non clémence et d’une très mauvaise publicité pour les parisiens; ce n’est pas parce que les parents de cette petite fille n’ont pas prit le soin de l’éduquer correctement qu’il faut mettre ça à la charge des parisiens.

Hormis la piètre image qu’on donne des habitants, la ville elle-même n’est pas présentée sous son meilleur jour. Il fait toujours gris, tout à l’air affreusement déprimant, il n’y pas grand chose, voire rien, à faire (à part errer bien sûr) et en plus les rues sont sales ! Après avoir été molestée par la petite fille, la pauvre miss Bradshaw marche dans une crotte de chien. Nous avons accepté de comprendre le pourquoi du comment quant à la représentation des parisiens, et on peut là encore concevoir qu’il s’agisse d’un élément narratif quant à la représentation de la ville, Carrie étant sensée être malheureuse et perdue à ce moment là de la série. Cela dit on peut tout de même protester!

Hélas Paris est et restera pour toujours, surtout pour les américains, la ville aux mille et un clichés,  aux mille et une persécutions, et aux nombreux sentiers de la dépressions ( et de la perditions aussi d’ailleurs!). Bien heureusement la douce Carrie Bradshaw se fera sauver par monsieur Big, son véritable amour, et main dans la main à New York ils repartiront, terre peuplée de gens sains et bien-pensants.

 

BOUM!

 

images: it.paperblog.com

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