L’Oeil de Moscou – Zoolander 2

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Sortie le 2 mars                 Réalisation : Ben Stiller                 Durée : 1h42

Avec : Ben Stiller, Owen Wilson, Penelope Cruz, Will Ferrell, Cyrus Arnold… (and guest)

Production : Red Hour Films             Distribution : Paramount Pictures

« Who am I ? »

 

Quinze ans que l’on espérait la revanche du « défi-défilé ». Quinze ans que l’on pleurait les effets dramatiques du Orange Mocha Frappuccino. Quinze ans que l’on attendait le messie, tout simplement… Mais, en ce mercredi 2 mars, nos prières ont été entendues et nos souhaits les plus chers ont été exaucés. Pour nous, pour vous, Derek Zoolander est revenu fouler le tapis rouge et blue-steeler nos cœurs.

 

Quinze ans après l’effondrement du centre pour « les enfants qui ne lisent pas très bien » qui a emporté sa femme, entraîné la perte de la garde de son enfant et le défigurement d’Hansel, Derek Zoolander s’est retiré du monde de la mode pour vivre en « Bernard l’Hermite » dans le grand nord du New Jersey. Mais cette vie de loup solitaire barbu et déprimé va prendre un nouveau tournant lorsque Billy Zane le supplie de participer au défilé de la star montante du stylisme: Don Atari. Tandis que les stars de la pop se font décimer en immortalisant leur décès par le look « aqua vitae », Derek accepte de s’envoler pour Rome afin de retourner travailler sur les runway, espérant ainsi reprendre la garde de son fils. C’est accompagné de son « frennemie » Hansel que Zoolander va de nouveau être confronté aux complots diaboliques et meurtriers du monde du showbusiness, qui, depuis le temps a bien changé…

Bien que le bonheur fût plus qu’intense lors de ces retrouvailles avec Dereck Zoolander, il n’a malheureusement pas été suffisant à nous faire oublier les petits ratés du film. Cette suite, ressemblant plus à un revival à certains moments, n’arrive désespérément pas à emprunter la route du panthéon des comédies. La satire de la superficialité reste toujours aussi drôle et intelligente mais son traitement paraît plus grave et beaucoup moins fin et inspiré. Dans ce deuxième volet, Ben Stiller s’intéresse moins au monde de la mode qu’à une génération qu’il ne comprend pas, celle née avec un Ipad dans les mains et un t-shirt imprimé en guise de grenouillère. Le manque de légèreté quant au traitement du sujet peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit de quelque chose qui touche tout le monde (et en particulier les personnes ayant vécu la première partie de leur vie sans internet) contrairement au monde la mode qui offre un aspect plus frivole et inatteignable. L’un des principaux défauts du film repose justement dans le positionnement bancal de l’acteur face à cette problématique, ne réussissant peut-être pas à en rire complètement. Ajoutez à ça le refus d’abandonner ce qui a fait la gloire de Zoolander, et vous aurez un Benou ayant du mal à aborder cette nouvelle histoire avec un oeil neuf. Ainsi, même si les tacles aux hipsters et aux réseaux sociaux sont amusants et bien pensés, les fabuleux personnages sont par moments des caricatures d’eux-mêmes et les références, bien qu’elles fassent toujours sourire les fans, paraissent être là pour le principe sans réussir à s’incorporer dans le récit. Ce monde de la mode, censé passer du statut de cible dans le premier Zoolander au statut d’acteur à part entière de cette suite, confond le spectateur. On a en effet du mal à saisir s’il est question d’une nouvelle aventure avec ces mêmes personnages ou s’il s’agit simplement d’une compilation faite en l’honneur du premier film. La répétition du cultissime « who am I » prend alors complètement sens, poussant l’audience à se demander si Ben Stiller n’est pas en train de traverser une crise existentielle et ne sait plus tout à fait ce qu’il fait.

Mais… LA MAGIE FINIT PAR OPÉRER ! (Nous espérons que ce premier paragraphe vous a fait aussi peur que lorsque nous avons vu la première partie du film. Vous pouvez désormais passer de stupeur à bonheur.)

Les vingt dernières minutes agissent tel l’ascenseur émotionnel et tous les défauts se voient effacés comme après un gros coup de typex. Ben Stiller se libère enfin de toutes ses hésitations et réussit à créer un tout nouveau tout. Son humour, sa folie et son intelligence font de nouveau corps pour nous donner de la déglingue pure. L’ensemble reprend tout son sens et, éblouit par le génie du maître, l’envie de se rouler par terre en criant « c’est trop c’est trop bien » revient.

En conclusion, malgré une bonne partie du film pas folichonne, Zoolander 2 a de nombreux atouts cachés dans sa manche. Loin d’être aussi merveilleux que le premier volet, cette suite mérite d’être vue, ne serait-ce que pour voir Derek, Hansel, Mugatu, Billy Zane, Todd and many guest.

L’avis de Bizard Bizard : allez-y au galop.

Crédits images: wall.alphacoders.com (couverture) – theedgesusu.co.uk – collider.com

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  3 comments for “L’Oeil de Moscou – Zoolander 2

  1. 9 mars 2016 at 13 h 40 min

    Je viens de finir mon post sur le film et me rendant ici, je me rends compte que nos avis sont très proches. Je suis peut-être un peu plus sévères, mais j’attendais tellement cette suite!

    • Z.
      11 mars 2016 at 23 h 40 min

      Je vais lire aussi prestement qu’il soit ton article et te répondre aussi tôt. Mais c’est vrai que j’en attendais énormément aussi, et je vais toujours voir les films de Ben les yeux fermés. Malheureusement là ça n’a pas ultra ultra bien marché…

  2. 7 mars 2016 at 13 h 49 min

    Pour ma part, j’ai franchement aimé cette suite. J’ai trouvé que c’était un bon compromis entre ceux qui n’avaient jamais vu le 1 et les fans du premier opus. C’est complètement débile, on retrouve évidemment des choses similaires au 1, pourtant j’ai vraiment déliré et je suis étonnée des critiques mitigées (même si le 1 avait déjà été cassé à la sortie).

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