Président malgré lui – Designated Survivor

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10 épisodes (40 min)                                                 Créateurs : David Guggenheim

 

Chaîne d’origine : ABC                                         Diffusion (France) : 6 novembre 2016

 

Avec : Kiefer Sutherland, Natascha McElhone, Adan Canto, Italia Ricci, Tanner Buchanan, Maggie Q…

 

 

House sweet house.

 

Après avoir passé pas moins de 4896 heures à protéger présidents, sénateurs et autres politiciens… Après avoir passé pas moins de 204 épisodes à s’acharner contre des terroristes, hommes de pouvoir judaesques et autres traitres et félons de la nation… Le doux Kiefer fait son retour à la Maison Blanche, par la grande porte !

 

Lors du discours de l’Union, une bombe explose au Capitole tuant ainsi le président et tous les membres du gouvernement. Ne pouvant évidemment pas rester sans chef d’Etat plus longtemps que ça, il fût temps de chercher le dernier « survivant désigné » ; qui n’est autre que le gentil et fraîchement licencié secrétaire au Logement et au Développement Urbain Tom Kirkman. Et c’est au rythme mal assuré des premiers pas du président que complots, enquête, assassinats, suspicion et Smartphones se mêlent et s’en mêlent pour abattre, ou pour protéger les U.S.A…

 

 

Au niveau de la politique outre-Atlantique Tom Kirkman est un peu ce qu’Harry Potter est au monde de la magie, ou Frondon aux royaumes diverses et variés : un héros malgré lui. (Avec bien plus de swagg, cela va sans dire.) Adios témérité, gadget et aura Baueresque, et hola lunettes, timidité et cravates bien serrée.

Si l’intrigue n’a rien de particulièrement novateur – attentat, magouilles, FBI, armée et trahison – Designated Survivor n’en est pas moins une série efficace. Un scénario plutôt basique certes, mais une histoire rondement menée. Sachant déployer le récit avec mesure au fur des épisodes, de manière intelligible, cette série sait se regarder vite fait bien fait (24 heures pour nous par exemple, petit hommage involontaire à notre cher Jako). Les allergiques aux aventures qui se déroulent sur la moquette molletonnée de la Maison Blanche pourront d’ailleurs peut-être se réconcilier avec le genre. Loin de la sueur qui perle sur le front lors du visionnage des premiers épisodes (de chaque saison) de House of Cards, Designated Survivor se comprend aussi bien que Modern Family et explique presque le concept de complot de manière pédagogique. Si cette dernière phrase peut faire sourire ou paraître diminuante pour qualifier la série, c’est pourtant tout bonnement l’inverse. Cette qualité fort appréciable fait de cette histoire de survivant désigné une série politico-complotiste détente. Que celui qui a déjà associé ces trois mots là lève le doigt.

 

 

Au delà de sa capacité à se faire entendre, Designated Survivor sait jouer de ses autres atouts : les personnages. Nous vous épargnerons notre sermon habituel sur l’importance des personnages dans une série puisque vous le connaissez par cœur et vous savez QU’UNE SÉRIE N’EST RIEN SANS PERSONNAGES. Maintenant que cela est (re)dit, poursuivons. Sans parler de surprise invraisemblablement surprenante, il est tout de même juste d’avouer que le profil des protagonistes est un poil surprenant. Le choix d’en faire des personnages « familiaux » alors que nous sommes bien loin du style, amène une pointe d’innovation. Clichés mais trop, chacun d’eux sait ne pas exaspérer ou tomber dans une crasse banalité. Campant bien leur rôle, les acteurs savent être américains sans que l’envie de gifler l’écran s’empare du spectateur. Si l’on ne peut pas prétendre à une profondeur psychologique sans bornes, aucuns raccourcis ou surdose de facilité n’est à noter. Les personnages sont aussi amusants qu’attachants, l’écriture leur permettant d’être humain en dévoilant leur côté faillible, ceci commençant d’abord par Kiefer, interprétant avec douceur ce président non prédestiné. Les erreurs, le manque de confiance et le doute restent permanents tout en suivant une évolution logique et pondérée, faisant de ce Tom Kirkman un personnage crédible en tant qu’homme, au même titre que tous les autres.

 

Ainsi vous l’aurez compris, comme dans la globalité de la série, personne n’en fait des caisses. Designated Survivor sait rester humble et divertissante, ne prétendant à rien qu’elle ne puisse atteindre, la série vaut le coup d’œil pour la simple et bonne raison qu’elle n’oublie pas le plus important : vous faire passer un bon moment.

 

 

 

 

Crédits images: lci.fr (couverture) – hollywoodreporter.com – edgarlagachette.fr –

 

 

 

 

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