Baby Cart: Sword of Vengeance

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Baby Cart: Sword of Vengeance, Kenji Misumi, 1972

 

Baby cart est une série de films japonais créés dans les années 70 par Kenji Misumi, adaptés du manga Kozure ôkami, ils dépeignent les aventures de Ogami Ittô, exécuteur du shogun. L’éxécuteur est sensé décapiter proprement un homme après qu’il ait commis le Harakiri. Pour faire simple notre homme est un spécialiste de la finition. Ce brave samurai exerce une position extrêmement honorable, et bien évidemment extrêmement convoitée. L’intrigue débute donc lorsque qu’un clan proche du Shogun lui tend un piège afin de lui faire perdre la face, au sens propre comme au sens figuré. Ittô et son jeune fils s’en sortent, mais sa femme et le reste de sa maisonnée se font massacrer. Notre héros, l’honneur en moins, est extrêmement doué avec un sabre et décide de dédier sa vie au sang et à la vengeance. Assez basique me direz vous, mais Ittô apporte sa touche personnelle en décidant de faire participer son fils en bas âge au massacre.

Vous l’aurez compris ces films sont malsains, il mettent en scène un japon féodal brutal en se concentrant sur un psychopathe et son bébé apprenti psychopathe. Le premier passage du film donne le ton en nous montrant le héros couper la tête d’un enfant au nom du Shogun devant une foule d’hommes en pleurs . Cette première séquence soulève quelques questions et on comprend assez rapidement que oui, les hommes naissent libres et égaux en droit, mais que naître au japon au 17ème siècle, c’est vraiment pas de chance. Malgré tout ils sont aussi un bel hommage à une culture extrêmement riche et une philosophie plus riche encore. Comme souvent, les japonais oscillent entre génie scénaristique et trouble mental avéré, et ce premier film en est un bel exemple. La composition est intelligente, et de manière générale le film est un plaisir pour les yeux.

La première partie du film met en place la trahison, et l’histoire commence réellement après ce premier massacre. Pour commencer, Ittô offre à son bébé le choix entre un ballon et un katana. En partant du principe évidemment qu’il comprend que s’il choisit le katana, il suivra son père dans une existence ma foi bien malsaine ; et que s’il choisit le ballon, il se fera découper par son père grâce au katana susmentionné. Sa vie peut déjà être considérée comme bien pourrie. Son père malgré tout a le culot, lorsqu’il choisit le katana, de dire à son bébé qu’il a pris la mauvaise décision.

C’est donc le début du voyage de cette belle famille sur les routes du Japon en tant qu’assassins. Dans ce premier film, Ittô est engagé par un noble japonais pour tuer quatre samurais chargés de supprimer l’héritier de son clan. Ce qu’il s’empresse de faire, et avec panache, le berceau du bébé étant ce qui se rapprochait le plus d’un tank à l’époque.

Malgré certaines lenteurs, l’œuvre est courte et ne nous pousse donc pas à regarder nos montres. Ce premier film est beau et la scène de combat finale est chorégraphiée et filmée de manière impressionnante , mais il vous mettra mal à l’aise par certains choix scénaristiques étranges et dérangeants. Ou s’arrête la reconstitution d’une époque violente, et où commence l’expression d’un esprit dérangé ? Je vous conseille de regarder ce premier opus pour répondre à cette question vous-même.

 

PUISSANCE, FUREUR, UNE LAME INVINCIBLE

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