The bad cop: Vic Mackey (The Shield)

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The Shield, créé par Shawn Ryan

La semaine dernière, nous avons étudié toutes les qualités d’un real good cop au travers du personnage de Nicholas Angel ; cette semaine nous nous pencherons sur tous les défauts d’un real bad cop. Et qui mieux que Vic Mackey pourrait nous en apprendre sur le sujet !

Vic Mackey : 1m70 d’efficacité, de muscles apparents, de malhonnêteté, de corruption, d’immoralité, de brutalité et de dévotion à sa propre cause. Aussi doué dans la légalité que dans l’illégalité, il sait tout faire. The worst dirty (génial) cop ever.  Inspecteur de police dans le quartier (fictif) de Farmington à Los Angeles, il dirige la “Strike Team” (brigade de choc) , spécialisée dans les gangs et dans les interventions musclées. Vic et ses trois coéquipiers (Shane, Lem et Ronnie) usent et abusent de méthodes discutables afin d’obtenir les résultats escomptés, qui, vous vous en douterez, sont par le fait très bons. A l’initiative de Mackey, l’équipe ne se contentera pas de faire que des arrestations, elle fera aussi partie intégrante de la grande famille du crime de Farmington, ce qui les conduira dans les abysses de problèmes insolvables qui finiront malgré tout par trouver leur résolution grâce au génie diabolique du doux Vicky (on vous l’a dit, il est avant tout extrêmement efficace). Durant sept saisons, Vic Mackey prouvera qu’il n’a peur de rien (surtout pas des règles) ni de personne (surtout pas des criminels ou de ses supérieurs) et que la seule autorité qu’il reconnaît, c’est Sa loi. Le concept de « stay out of trouble » est tout simplement un principe qui n’existe pas.

Maintenant que vous savez de quoi il retourne, il est temps de rentrer dans le détail et d’étudier la méthode du real bad cop : la méthode Vic Mackey.

Comme Nicholas Angel, Vic Mackey n’obéit qu’à un seul principe « there’s always something going on », mais ici le « something » est plus protéiforme. Il ne s’agit pas que de mettre les bad guys derrière les barreaux, il s’agit aussi de voir comment mettre les bad guys derrière les barreaux en prélevant une part de leur dirty patrimoine ou de passer un marché avec eux pour toucher un pourcentage de leurs dirties activités. Sachez que sur sept saisons vous trouverez un nombre incalculable d’exemples de ce genre de façon de faire. Il arrive même que cela se produise plusieurs fois dans un même épisode.

Vous comprendrez ici qu’un dirty bad cop ne rechigne jamais à exercer son devoir le plus élémentaire : celui d’être gardien de la paix en faisant régner Sa loi.

Car il est vrai que la méthode Mackey, soigner le mal par le mal donc, a su démontrer son efficacité à de nombreuses reprises. Par exemple, lorsqu’il y a litige entre deux malfrats, et donc que ce litige met en péril la paix dans le royaume de Farmington-Mackey, Vic n’a qu’une seule solution : enfermer les deux plaignants dans un container toute une nuit afin de voir s’ils trouvent un terrain d’entente, ou, cas échéant, que l’un d’eux finisse par assassiner l’autre.

Sachez que lorsqu’il s’agit d’arranger ses propres affaires Mackey n’a pas peur du compromis, il détrônera plus d’une fois des chefs de gang, les remplaçant par leur lieutenant, afin de pouvoir faire prospérer ses affaires en toute tranquillité.

Le dirty bad cop est avant tout un homme d’affaire.

Contrairement au real good cop, le dirty bad cop est aussi celui qui aime la violence et qui n’a jamais de stylos sur lui. La méthode Mackey se base un principe simple : obtenir des résultats, peu importe la méthode utilisée. S’il faut entrer dans la maison d’un bandit il le fera, avec un fusil à pompe, un bélier et pas toujours de mandat. S’il faut obtenir des informations, il les obtiendra, à coups de menaces et de coups de poing (et de cassage de dents à l’aide d’un bang quand la situation le requiert). S’il faut faire disparaître quelqu’un, il le fera disparaître, tout simplement. S’il a besoin d’argent, il le trouvera ! Et pourquoi pas en volant la mafia arménienne, pourquoi s’arrêter en si bon chemin.

Comme dit plus haut, il sait tout faire ! Surtout quand il s’agit d’action, de profits et de plans génialement machiavéliques.

En conclusion, vous comprendrez qu’un real dirty bad cop n’est autre que celui qui suit point par point la méthode Vic Mackey. Comme le real good cop, il s’adapte à toutes, vraiment toutes les situations, seulement son but diffère légèrement : alors que le real good cop veut faire régner la loi, le real bad cop, lui, veut régner tout court.

Désormais vous pouvez être sûr et certain qu’on a faussement imputé la phrase « la loi c’est moi » à Louis XIV, car son auteur n’est autre que Vic Mackey. Parce que la loi, c’est lui.

Un bad cop sait aussi maitriser aussi la punchline comme personne. La preuve en est!

image: youtube.com   melty.fr

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