The good cop: Nicholas Angel (Hot Fuzz)

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Hot Fuzz, Edgar Wright, 2007

Nicholas Angel : 1m78 d’efficacité, de muscles cachés, d’intégrité, d’incorruptibilité et de dévotion à son métier. The best cop ever. Aussi bon dans l’action que dans la réflexion , il sait tout faire et n’a peur de rien. Ses capacités sont telles que le chef de la police de Londres lui donne une « promotion » en l’envoyant à Stanford, petite ville tranquille de la campagne anglaise, afin que ses exploits ne fassent plus d’ombre aux reste de la brigade. Mais voilà, aux grands hommes, grands destins : une séries « d’accidents » douteux surviennent dans ce village trop tranquille. Avec l’aide de Danny, son coéquipier fan de Bad Boyz II et autres films d’action, Angel montrera toute l’étendue de ses multiples talents policiers et prouvera à tous qu’il n’a qu’un seul dieu, la Loi.

Après ce court résumé, rentrons dans le détail. Si Nicholas Angel est the best cop ever, c’est tout d’abord parce qu’il n’obéit qu’à un principe : « there’s always something going on » (comprenez « il se passe toujours quelque chose »). A l’affût du moindre délit (majeur ou mineur), il répond toujours présent pour faire régner l’ordre et verbaliser tous ceux qui n’obéissent pas à son dieu (la Loi, donc). Par exemple, le premier soir de son arrivé à Stanford, il n’hésitera pas à embarquer, seul, toutes personnes ayant moins de 18 ans au poste car elles n’ont pas l’âge légal pour boire. Quitte à se faire mal voir par le reste du village, la Loi c’est la Loi. Il ne ménagera pas non plus sa peine et fera appel à tous ses talents de fin limier pour retrouver un cygne égaré.

Vous comprendrez ainsi qu’un good cop est d’abord une personne qui ne rechigne jamais à exercer son devoir le plus basique, celui de gardien de la paix.

Mais the best cop ever est aussi celui qui n’aime pas la violence et qui cherche à régler les conflits de façon pacifique. Nicholas Angel n’a pour arme que ses deux stylos. Comme il l’expliquera à Danny lors d’une arrestation pour excès de vitesse où le ton monte, ce stylo lui a sauvé la vie plus d’une fois.

Ne vous impatientez pas, si comme Danny vous aussi vous aimez les films d’actions et que pour vous « a hell of a cop » c’est un policier qui manie l’arme à feu et les cascades comme pas deux, vous serez servis! Ne voyez pas en Nicholas Angel un vulgaire fonctionnaire procédurier, comme dit plus haut, il sait TOUT faire !

En dehors de sa grande maitrise de course de vitesse en tous genres : vélo, pieds, voiture, il sait aussi monter à cheval (et jouer aux échecs d’ailleurs), sauter par dessus les murets et résoudre les énigmes les plus énigmatiques, comme cette mystérieuse série de décès. Alors que tout le monde s’accorde à dire que la décapitation de deux habitants, l’explosion de la maison d’un autre, la mort du journaliste local (transpercé par une pierre de l’église) et le décès de la fleuriste embrochée par ses cisailles (d’après la police elle serait tombée dessus) sont des accidents ; Nicholas Angel, sûr de son instinct, refusant d’être corrompu par la mollesse des autres, enquêtera contre l’avis de tous et à ses risques et périls, pour faire le jour sur cette sombre affaire. Tels Batman et Robin, Nicholas et Danny feront fi du qu’en-dira-t-on et n’auront qu’un but : que justice soit faite, même si cette fois, Angel devra utiliser plus que des stylos et user de techniques moins académiques.

Parce-que c’est ça a real good cop, quelqu’un qui sait s’adapter aux situations les plus extrêmes. Quand Angel connaîtra toute la vérité, c’est avec des lunettes de soleil et une voix d’outre-tombe de « kickass cop » qu’il fera régner la loi. N’épargnant personne, allant même jusqu’à mettre un coup de pied dans le visage d’une mamie malfaisante, il engagera un gunfight sans précédents et c’est à coup de fusil à pompe et de punchlines qu’il finira par rétablir l’ordre.

En conclusion, vous aurez compris que « the best cop ever » est tout simplement un incorruptible polyvalent qui a pour dieu la Loi, et pour femme la Justice. Mais c’est aussi quelqu’un capable de changer ses us et coutumes lorsque le devoir l’y oblige et sait (ou finit par) maîtriser la punchline comme personne ! (À titre d’exemple, si jamais vous deviez blesser un médecin nuisible, vous pourrez lui dire « You’re a doctor. Deal with it. » en anglais, cela aura plus d’impact).

La semaine prochaine, en opposition à Nicholas Angel, nous analyserons les caractéristiques du bad cop, incarné par l’inimitable et inégalable Vic Mackey.

Mais en attendant….

images: fanpop.com, thatmangypigeon.wordpress.com

 

 

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