Top 5 des séries qui nous font le plus sentir en famille

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Ah les séries… Ce doux concept enchanteur où une histoire morcelée et sans fin (on l’espère du moins) apportent du réconfort à certains, du divertissement à d’autre, et une raison de vivre à chacun. Un récit éternel et maîtrisé où le déroulement des évènements, qui jadis, avant Netflix, se faisait attendre toutes les semaines.

Aujourd’hui nous avons décidé de parler d’un certain type de série : celles qui vous font sentir en famille. Bien évidemment nous n’oserons remettre en question le précieux adage « les goûts et les couleurs ne se discutent pas », mais nous discuteront néanmoins de nos goûts et de nos couleurs à nous. Ces séries que l’on a vu et re et re et re vu, celles qui nous donnent l’impression d’avoir une existence parallèle avec de nouveaux problèmes, de nouveaux amis et de nouveaux amoureux(ses) aussi. Ces séries qui vous ont fait veiller toute les nuits, rendu malades durant les moments passés loin de votre écran, et ces personnages avec qui, d’une manière tout à fait mystique, vous avez tisser de très profonds liens d’amitié.

Bref vous l’aurez compris il s’agit de notre top des séries family.

 

5. American Horror Story: les liens du sang

 

L’exemple même de l’amour à l’état pur. Bien que chaque saison traite d’une histoire différente et que chaque acteur endosse le rôle d’un personnage différent, la fidélité que l’on a pour cette série (et Ryan Murphy. Ryan we love you until the end of time) n’est jamais entamée, bien au contraire. Du fait de ces changements il ne s’agit plus d’une question d’amour de l’histoire, ni des personnages, non, il s’agit de l’amour tout court. L’amour et le bonheur de revoir les mêmes acteurs se travestirent à l’infini, devenir gentil, bête, insupportable, méchant, courageux, taré. Un amour capable de remettre les compteurs à zéro et d’effacer tous les méfaits des saisons précédentes. Nous pardonnons par exemple Kathy Bates d’avoir été une sombre salope esclavagiste dans la saison 3 et nous applaudiront sa reconversion en femme à barbe dans la saison 4. Nous pardonnons Lily Rabe d’avoir été possédée par le diable et se transformer en nonne sulfureuse dans la saison 2 puisqu’elle devient une gentille sorcière hippie tendance commerce équitable dans la saison 3. Et bien sûr nous pardonnons et vénérons à chaque saison les deux reines de cette histoire d’horreur américaine : Sarah Paulson et Jessica Lange qui peuvent se métamorphoser à qui mieux mieux en femme de pouvoir excessive, égocentrique, mauvaise, amorale, mariée aux cigarettes, aveugles, meurtrière, manipulatrices… Bref on les aime avec ou sans jambes, avec une ou deux têtes. Comme on aime sa mère ou sa sœur, parce que c’est ça les liens du sang.

 

 

2. Sex and the City: friendship never ends

 

La série qui ne lasse pas par excellence. On aura beau avoir vu, touuuuuuuuus les épisodes des centaines de milliers de fois (au point d’en connaître les noms, en anglais, et en français, c’est vous dire), savoir précisément à quel moment couper le générique, connaître le déroulé des évènements à la seconde près et les tenues des quatre copines sans même avoir besoin de les regarder, Sex and the City c’est pour la vie. Ici pas question de suspens ou de crise cardiaque liée au suspens, mais bien d’ambiance. La série type que l’on met pour qu’il y est un bruit de fond sans avoir besoin de regarder avec attention (puisque l’on sait absolument tout ce qu’il se passe au détail près), car c’est LA série coconing. Quelle joie (inaltérable) de retrouver Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte, ces quatre filles devenues de vieilles et proches amies en dépit de tous leurs défauts, qui à force, viennent s’ajouter à leurs qualités. Le « toum toum toum toudoudoudoum » du générique fait écho aux battements de votre cœur (même si à force vous le skipper) et est annonciateur d’un fantastique moment dans un monde irréelle, qui pourtant, devient aussi réel qu’un café avec de vieilles copines. Parce que Sex and the City c’est comme les amis, il suffit qu’ils soient là, ni plus ni moins.

 

 

 

 

3. Oz: home sweet home

 

 

Après avoir parlé des liens du sang et de ceux de l’amitié, il est temps d’y ajouter une des pièces maîtresses de ce qui constitue un cocon familial : la maison. Et avec Oz la maison et bien c’est la prison. Oz, une des plus sacro sainte série que la télévision n’est jamais diffusée, celle qui vous a fait flirter avec la folie et qui vous a précipité dans les limbes de l’insomnie. Six saisons où l’horreur et les rebondissements ne s’arrêtent jamais. Six saisons de claustrophobie intense. Six saisons passées à Emerald City (quartier expérimental de la prison où se côtoient dangereux criminels et simples délinquants) entre les meurtres, les rixes, les gangs, la haine mais l’amour aussi (si si si). Em City serait presque comme la maison de votre enfance, un lieu que l’on veut quitter sans qu’il ne vous quitte jamais, un endroit que l’on aimerait des fois éviter mais qui nous attire en dépit de tous les souvenirs, heureux ou malheureux. Et bien sûr qui dit maison familiale dit famille. C’est donc avec une joie mêlée d’appréhension qu’à chaque revisionnage on retrouve nos vieux cousins : Saïd, les frères O’Reilly, Beecher, Hill, Adebisi, Schillinger, Alvarez et tous les autres. Bien que vous puissiez être très au fait de ce qu’il va se passer, Oz ne perd jamais de sa charge émotionnelle et les retrouvailles avec cette série s’apparentent à une bonne vieille réunion de famille où l’on évoque ces antiques souvenirs qui pourtant sont toujours aussi présents.

 

 

 

 

 

 

2. Downton Abbey: la vie rêvée

 

Si Downton Abbey arrive en deuxième position de notre classement des séries family c’est pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une grande et géniale histoire de famille. Nos voisins outre Manche qui ne cessent de savoir faire honneur à leur vraies valeurs soit le thé, les bonnes manières, la campagne et ce petit plus dramatique dont eux seuls ont le secret (avec les indiens, les coréens, les turcs et les sud américains) ont fait un carton plein. Avec Downton Abbey, les anglais ont su remettre la telenovela au goût du jour et nous transformer en spectateurs brésiliens décomplexés. Grâce à cette série c’est toute la passion d’une ménagère devant Les Feux de l’amour que l’on retrouve (syndrome qui touche autant la population masculine que féminine, on vous le dit). La famille Crawley nous fait voyager dans un autre temps et nous propose de nous échapper loin de notre réalité dans un lieu où le luxe et les vieilles valeurs font la loi. À tel point que leurs malheurs ou leurs bonheurs nous concernent directement et que l’on en arrive à parler d’eux comme s’il s’agissait de personnes que l’on connaît (exemples à la clé : « Mon dieu mais que vont-ils devenir sans second valet de pied ? », « Le mariage de Mary sera splendide ! », « Elle a mis du miel dans le thé sans prévenir ?! », « Je la sens pas la nouvelle femme de ménage », « Où sont passées les chemises de Lord Grantham ? »). La vraie force de cette série se trouve aussi dans le fait que les mauvais moments passent toujours aussi rapidement qu’un épisode et que la tristesse des décès se fait vite éclipser par la bonheur lié à la découverte du téléphone, du batteur électrique et autres nouveautés apparues au début du siècle. Downton Abbey ne vous offre pas simplement une nouvelle famille, mais bien une nouvelle vie.

 

 

 

 

 

1. The Wire: la vraie famille

Connu pour être classée meilleure série de tous les temps (à très juste titre) par de nombreux experts (spectateurs, journalistes, sociologues…), The Wire arrive en pôle position de notre classement family aussi. Ce chef d’œuvre télévisuel réuni à lui seul les quatre points énumérés précédemment. Les personnages sont des membres de notre famille, vis-à-vis desquels nous nourrissons une amitié indéfectible, Baltimore est notre maison et bien évidemment leurs vies deviennent la nôtre. Avec cinq saisons traitant à chaque fois d’un pan de la société de Baltimore, The Wire est une série qui rend inlassablement intelligent. Comme Le Parrain, c’est au fur et à mesure des visionnages que l’on saisit toute la perfection et la justesse de cette merveille. Et bien sûr, l’amour passionné que l’on a pour la pléiade de personnages desquels ont suit l’évolution presque du berceau jusqu’à la tombe. Rien n’est surfait et bien qu’il s’agisse d’une fiction tout paraît réel, car The Wire raconte une véritable histoire de la vie avec toute sa complexité, tant au niveau humain que politique, tout en la narrant avec une fluidité et une simplicité à peine croyable. Cette observation d’un monde et d’un bout d’existence de personnes que l’on ne connaît pas, s’approfondit petit à petit et rend tout ceci aussi familier que votre quartier, votre famille et vos amis.

The Wire outrepasse même le concept de série family car c’est en fait une réelle histoire d’amour qui se crée entre vous et McNulty, Avon, Stringer, Freamon, Greggs, Marlo, Carcetti, Omar, Proposition Joe, Royce… Comme lorsque l’on tombe amoureux, avec The Wire c’est une nouvelle famille que l’on a envie de fonder (oui oui on sait que c’est compliqué de fonder une famille avec une série).

 

 

Sur ce, longue vie à la télé et longue vie aux séries !

Crédits images: karoo.me (couverture) – actuanews.com – nancity.com – lunatopia.fr – braindamaged.fr – hitfix.com

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  11 comments for “Top 5 des séries qui nous font le plus sentir en famille

  1. 16 décembre 2015 at 10 h 07 min

    Ah, j’ai revu l’intégral des saisons 2, 3, 4 et 5 (!) de Sex & the city, je ne ‘men lasse pas, c’est vrai! Downton Abbey, c’est un peu moins bon sur la longueur, mais l’excellence du jeu des acteurs rattrape tout. Et quid de Newport Beach? Une vraie série avec des familles remplies de qualités et de défauts!

    • Z.
      17 décembre 2015 at 12 h 02 min

      Malheureusement ma connaissance de Newport Beach ne va pas au delà de la première saison… Je n’ai jamais repris depuis l’époque (shame shame).
      Mais je suis tellement d’accord avec toi sur Sex and the City, on ne s’en lasse jamais. Mon addiction à cette série me parait presque inquiétante d’ailleurs.

  2. 7 décembre 2015 at 16 h 57 min

    Bien heureusement, The Wire, même si c’est une série complètement géniale, ne me fait pas sentir en famille. Parce que bon sang, des familles comme les Barksdale, je les souhaite à personne. Mais quelle grosse trognole, cette série! J’avoue même les regarder à dose homéopathique tant ils me tourneboulent.
    Je suis moi aussi devenue accro à Downtown Abbey, ce qui fait beaucoup rire mossieur, qui va moins rigoler quand il aura regardé un épisode entier et demandera le suivant, avec un thé et un scone. J’avoue beaucoup aimer Sex in the city et American horror story (en fait, la saison 2 a créé une véritable aversion pour la série chez moi).
    Je n’ai pas vu Oz, mais j’ai un peu peur d’être toute retournée comme pour The Wire.
    Si je devais donner une série dans laquelle je me sens en famille, j’hésiterais entre Malcolm (pour le côté bordélique qui correspond tout à fait à ma family) et Six feet Under (parce que pour moi, on n’a jamais fait de meilleure série sur la famille)

    • Z.
      8 décembre 2015 at 12 h 33 min

      C’est vrai que Six Feet Under a totalement sa place dans ce classement.
      Quant à Oz je ne peux que confirmer le fait que tu vas effectivement te retrouver tout à fait tournebouler, personne ne sort indemne de cette série.
      Et alors pour Downton Abbey mais laisse moi te dire que je suis aussi persuadée que toi des conséquences que ça aura sur toutes personnes qui rit sans connaitre, car comme le veut l’adage rira qui rira le dernier avec un scone!
      Pour ma part, bien que je ne rêve pas du tout de faire parti de la famille Barksdale, je ne peux m’empêcher de me sentir en famille avec eux (et avec tous les personnages de la série d’ailleurs).

  3. 3 décembre 2015 at 19 h 35 min

    J’ai un peu honte mais à part Sex and the city (et encore j’ai dû voir 3 épisodes en tout), je n’ai vu aucune de ces séries…

    • Z.
      4 décembre 2015 at 13 h 14 min

      Don’t be ashamed, c’est parfait! Comme ça tu auras de quoi faire durant cette hiver!

      • 4 décembre 2015 at 23 h 06 min

        Oh yes ! (même si je suis ENVAHIE de séries en ce moment, c’est un bordel !).

  4. 1 décembre 2015 at 13 h 44 min

    Ahah, je plussoie tellement tout ce qui est écrit pour American Horror Story.. J’ai l’impression que le culte que je voue à Jessica Lange ne prendra jamais fin. Cette femme est l’incarnation du charisme et de la classe. Encore mieux que Catherine Deneuve, quoi. Et easy en plus, sans efforts.

    Par contre, je n’ai jamais regardé Downtonwn Abbey ou The Wire. Faudra que j’essaie. Encore des séries à ajouter à ma liste. J’ai bientôt plus de place dans mon carnet de notes, merde.

    • Z.
      1 décembre 2015 at 14 h 30 min

      Je partage totalement ton point de vue, j’ai toujours adoré Jessica, mais avec American Horror Story c’est devenue la déesse de mon idolâtrie. Je pense bientôt investir dans un poster à son effigie, limite faire un petit autel en son honneur.

      • 4 décembre 2015 at 15 h 35 min

        J’ai prévu l’autel aussi, il me manque les coffrets de quelques saisons pour qu’il soit bien complet. Rien que de voir les vidéos où elle reçoit Golden Blog et Emmy pour ses rôles dans AHS me met les larmes aux yeux. Cette femme est parfaite ❤

        • Z.
          5 décembre 2015 at 10 h 24 min

          Plus que parfaite…

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